Et si tout se jouait à l’intérieur ?

Et si tout se jouait à l’intérieur ?

Dans la quête incessante de l’excellence sportive, athlètes et entraîneurs se concentrent sur des piliers bien établis : une technique irréprochable, une tactique affûtée, un physique au sommet de sa forme, un mental d’acier et une nutrition millimétrée. Ces cinq domaines sont les fondations sur lesquelles se construisent les plus grandes victoires. Mais que se passe-t-il lorsque, malgré une maîtrise quasi parfaite de ces piliers, la performance stagne ou s’effondre inexplicablement ?

Ironiquement, alors que la préparation mentale commence à peine à s’imposer comme un pilier essentiel, beaucoup la considèrent encore comme une approche de pointe. Pourtant, pour ceux qui cherchent à avoir une véritable longueur d’avance, la prochaine frontière ne se situe plus seulement dans la tête, mais bien à l’intérieur du corps. La réponse se trouve peut-être dans une dimension souvent ignorée, un acteur silencieux mais tout-puissant : notre système interne. Cet univers complexe, composé de nos systèmes nerveux, hormonal, digestif ou encore immunitaire, est le véritable chef d’orchestre de notre corps. Le négliger, c’est laisser une part immense de notre potentiel au hasard. Pour atteindre une performance totale, alignée et durable, il est impératif de prendre en compte consciemment ce grand oublié.

Les piliers traditionnels : une fondation incomplète.

Personne ne conteste l’importance capitale des piliers traditionnels de la performance. Ils constituent le socle de tout athlète. On retrouve d’abord la technique, qui vise l’automatisation de gestes parfaits pour une efficacité maximale. Vient ensuite la tactique, ou l’intelligence de jeu, qui permet de s’adapter à l’adversaire et de prendre les bonnes décisions. Le pilier physique englobe les qualités athlétiques fondamentales comme la force, la vitesse et l’endurance, qui fournissent la puissance nécessaire à l’action. Le mental, quant à lui, est crucial pour gérer la pression, rester concentré et faire preuve de résilience. Enfin, la nutrition assure que le corps reçoit le carburant adéquat pour l’effort et la récupération. Ces éléments sont la partie visible et mesurable de la performance, celle que l’on peut quantifier, analyser et améliorer par des entraînements spécifiques.

Cependant, cette approche, aussi rigoureuse soit-elle, considère souvent le corps comme une simple machine à optimiser. Elle oublie que cette « machine » est un écosystème biologique vivant, régulé par des processus internes qui échappent souvent à notre contrôle conscient. Que se passe-t-il quand un athlète, au sommet de son art sur ces cinq piliers, se sent « sans jus » le jour J, tombe malade à répétition avant les grandes échéances, ou n’arrive plus à récupérer malgré un sommeil et une alimentation parfaits ? C’est ici que le système interne entre en jeu.

Le chef d’orchestre invisible : Le système nerveux autonome.

Le premier grand oublié est notre système nerveux autonome (SNA). Il régule, sans que nous y pensions, toutes nos fonctions vitales : rythme cardiaque, respiration, digestion, tension artérielle… Il se divise en deux branches : le système sympathique (notre accélérateur, pour l’action et le stress) et le système parasympathique (notre frein, pour le repos et la récupération).

Un système nerveux bien régulé, capable de basculer fluidement entre ces deux modes, est un atout majeur. Il garantit une coordination parfaite, une gestion du stress optimale et une récupération profonde. À l’inverse, un dérèglement, souvent causé par le surentraînement ou un stress chronique, bloque l’athlète en mode « sympathique ». Le corps est constamment en état d’alerte, ce qui entraîne :

• une baisse de la coordination et une augmentation des erreurs techniques.

• une diminution de la force car le système nerveux ne recrute plus efficacement les fibres musculaires.

• une récupération ralentie, augmentant drastiquement le risque de blessures et de surentraînement.

L’athlète a beau avoir la meilleure technique du monde, si son chef d’orchestre interne est épuisé, les musiciens (ses muscles) joueront faux.

Le deuxième cerveau : L’impact du microbiote intestinal.

Longtemps considéré comme un simple tube digestif, notre intestin est aujourd’hui reconnu comme notre « deuxième cerveau », abritant des milliards de micro-organismes : le microbiote. Cet écosystème a une influence directe et profonde sur la performance via ce que l’on nomme l’axe intestin-muscle.

Un microbiote sain et diversifié est un véritable partenaire de performance. Il aide à produire de l’énergie, à moduler l’inflammation et à renforcer le système immunitaire. Des études ont même montré que les athlètes d’endurance possèdent en plus grande quantité une bactérie, Veillonella atypica, capable de transformer le lactate (un déchet de l’effort) en propionate, une source d’énergie supplémentaire .

En revanche, un déséquilibre (dysbiose) ou une perméabilité intestinale accrue (« leaky gut »), souvent causée par le stress de l’entraînement intense ou une mauvaise alimentation, peut avoir des conséquences désastreuses. Des molécules inflammatoires passent dans le sang, provoquant une inflammation chronique de bas grade, des troubles digestifs, une fatigue persistante et une récupération compromise.

L’orchestre chimique : le système hormonal.

Les hormones sont les messagers chimiques de notre corps. Elles régulent tout, de notre humeur à notre métabolisme. Pour le sportif, l’équilibre hormonal est crucial.

• les hormones de l’énergie : Le cortisol et l’adrénaline nous préparent à l’effort. Mais un taux de cortisol chroniquement élevé épuise le corps et nuit à la récupération.

• les hormones du métabolisme : L’insuline et le glucagon gèrent nos réserves de sucre. Un dérèglement peut entraîner des hypoglycémies ou une mauvaise utilisation de l’énergie.

• les hormones de la récupération : La testostérone et l’hormone de croissance sont essentielles à la réparation musculaire. Leur production peut être affectée par un stress excessif.

Ignorer cet orchestre chimique, c’est comme essayer de conduire une voiture de course sans jamais vérifier les niveaux d’huile ou d’essence. Tôt ou tard, le moteur casse.

Vers une performance consciente et alignée.

Alors, comment intégrer ce grand oublié dans sa préparation ? Il ne s’agit pas d’ajouter une nouvelle charge de travail, mais d’adopter une nouvelle approche : passer d’un entraînement où l’on « force » le corps à une collaboration où l’on « écoute » le corps.

1. monitorer son système nerveux : des outils simples comme la mesure de la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) au réveil permettent d’évaluer l’état de son système nerveux autonome et d’ajuster l’intensité de l’entraînement du jour.

2. prendre soin de son microbiote : adopter une alimentation riche en fibres, en aliments fermentés (probiotiques) et en polyphénols pour nourrir les bonnes bactéries. Limiter les aliments ultra-transformés qui favorisent l’inflammation.

3. respecter ses rythmes biologiques : optimiser son sommeil, s’exposer à la lumière naturelle le matin et intégrer des pratiques de relaxation (cohérence cardiaque, méditation) pour réguler les systèmes nerveux et hormonal.

En conclusion, la performance sportive du futur ne se gagnera plus seulement sur les terrains ou dans les salles de musculation. Elle se gagnera en comprenant que la technique, la tactique, le physique, le mental et la nutrition ne sont que la partie émergée de l’iceberg.

Le véritable potentiel inexploité réside sous la surface, dans cet écosystème interne complexe et fascinant. En apprenant à l’écouter et à travailler en harmonie avec lui, l’athlète ne vise plus seulement la performance, mais un état d’alignement complet, où le corps et l’esprit fonctionnent enfin à l’unisson.

Transformer la peur en victoire.

Transformer la peur en victoire.

Au fil des années passées à accompagner des sportifs de tous niveaux, une constante demeure : le talent, la technique et la condition physique ne suffisent pas pour atteindre les sommets. J’ai vu des athlètes brillants, au potentiel immense, se retrouver paralysés au moment décisif. La cause ? Un adversaire invisible mais redoutable : la peur.
Dans mon travail de préparateur mental, je ne cherche pas à éliminer la peur. C’est une quête illusoire et contre-productive. Mon approche, celle que je développe et affine avec chaque athlète que j’accompagne, est de transformer votre relation avec la peur. Il s’agit d’apprendre à la regarder en face, à comprendre son message et à utiliser son énergie pour vous propulser, plutôt que de la laisser vous freiner. C’est un travail de collaboration, pas de confrontation.

Décoder la peur : le premier pas.

La première chose que j’explique à un athlète est que la plupart de ses peurs sont des constructions de son esprit. Hormis quelques réflexes de survie profondément ancrés en nous, toutes nos autres craintes — peur de rater, de décevoir, d’être jugé — sont des récits que nous avons appris et que nous nous racontons. Ce sont des habitudes mentales.
Le problème n’est donc pas la peur elle-même, mais le pouvoir que nous lui donnons. Lorsque nous fuyons la peur, nous lui envoyons un message clair : « Tu es plus forte que moi. » Ce cycle d’évitement ne fait que renforcer son emprise. Mon rôle est de vous donner les outils pour briser ce cycle et reprendre le contrôle.

Mettre un nom sur vos Fantômes.

Le travail commence toujours par une phase d’exploration honnête. On ne peut pas combattre un ennemi qu’on ne connaît pas. J’invite mes athlètes à identifier précisément les peurs qui sabotent leur performance. Les plus courantes que je rencontre sont :
La peur de l’échec : La crainte de ne pas être à la hauteur, souvent liée à une pression interne ou externe intense.
La peur du succès : Plus subtile, c’est la peur de ne pas pouvoir gérer les attentes et les responsabilités qui viennent avec la réussite.
La peur de la blessure : Une anxiété qui peut mener à une hésitation fatale, limitant l’engagement total dans l’action.
La peur du jugement : L’inquiétude paralysante du regard des autres — coéquipiers, entraîneurs, public, et même la famille.
Pour mettre ces peurs en lumière, j’utilise un outil simple mais puissant : le journal de performance. J’encourage mes athlètes à y noter non seulement leurs entraînements, mais aussi leurs ressentis. Quand la peur est-elle apparue ? Quelles sensations physiques ? Quelles pensées ? Cet exercice d’introspection est la fondation sur laquelle nous construisons une nouvelle force mentale.

Ma méthode pour l’apprivoiser : 

1. Devenir l’Observateur Distancié

C’est la compétence fondamentale que j’enseigne. J’apprends à mes athlètes à créer un espace mental entre eux et leur peur. Imaginez que vous êtes au cinéma : la peur est le film qui se projette sur l’écran. Vous n’êtes pas dans le film, vous êtes le spectateur assis dans le fauteuil. Vous pouvez observer le film, noter ses rebondissements, mais il ne peut pas vous atteindre.
Cette technique de dissociation permet de ne plus s’identifier à l’émotion. Vous n’êtes pas « apeuré », vous êtes une personne qui ressent de la peur. Cette nuance change tout. Elle vous redonne le pouvoir de choisir votre réponse au lieu de subir une réaction automatique.

2. Transformer le Poison en Carburant

Chaque peur contient un message. C’est une boussole qui pointe vers ce qui compte vraiment pour vous. C’est le cœur de mon travail de recadrage. Ensemble, nous traduisons le message de la peur.
La peur de l’échec ? Elle vous dit que la victoire est importante pour vous. Parfait. Au lieu de laisser cette peur vous paralyser, nous allons canaliser cette énergie dans une préparation plus rigoureuse, plus intelligente. La peur du jugement ? Elle révèle votre désir d’être respecté et apprécié. Utilisons ce désir pour renforcer votre communication avec vos coéquipiers et votre concentration sur la tâche à accomplir, plutôt que sur les gradins.
La peur devient alors une source d’information précieuse et un puissant carburant pour l’action.

3. L’Action Intelligente : La Stratégie des Petits Pas

La peur se nourrit d’anticipation et d’inaction. Le seul antidote est l’action. Mais pas n’importe comment. Je travaille avec mes athlètes pour décomposer les défis intimidants en étapes minuscules et maîtrisables.
Un golfeur qui a peur du putt décisif ? Nous ne travaillons pas sur le putt de la victoire. Nous travaillons sur la routine de préparation. Sur la respiration. Sur la visualisation d’un seul putt réussi à l’entraînement. Puis d’un deuxième. Chaque succès, même minime, est une preuve que la peur n’a pas le dernier mot. C’est en accumulant ces preuves que nous bâtissons une confiance inébranlable, une confiance qui ne nie pas la peur, mais qui sait qu’elle peut la surmonter.

Le chemin vers la maîtrise.

La peur fera toujours partie de votre voyage de sportif. Elle est même saine. Elle est le signal que vous vous aventurez au-delà de votre zone de confort, là où la véritable croissance se produit. Mon objectif n’est pas de vous promettre un avenir sans peur, mais de vous équiper pour la rencontrer avec calme, intelligence et courage.
En apprenant à l’identifier, à l’écouter et à agir avec elle, vous ne ferez pas que l’apprivoiser. Vous en ferez votre alliée la plus inattendue. La prochaine fois que vous sentirez son souffle froid avant une compétition, vous saurez quoi faire. Vous pourrez lui dire : « Je te vois. Je t’entends. Maintenant, regarde-moi travailler. »
Libère ton plein potentiel !

Libère ton plein potentiel !

Et si tout se jouait dans la tête ?

Tu t’entraînes sans relâche, tu suis à la lettre les programmes de ton coach, tu fais attention à ton alimentation et à ton sommeil. Physiquement, tu es affûté, prêt à en découdre. Pourtant, le jour J, il y a ce petit quelque chose qui cloche. Une hésitation qui te coûte une seconde cruciale, une douleur familière qui resurgit au pire moment, ou cette impression frustrante de ne pas réussir à te donner à 100 % quand ça compte vraiment.
Tu as beau te sentir « prêt », au fond de toi, tu sens bien qu’un frein invisible t’empêche de libérer toute ta puissance.
Et si ce frein n’était pas dans tes muscles, mais bien dans ta tête ?

Ton corps, une mémoire vivante qui n’oublie rien.

Chaque sportif, à un moment ou à un autre, a vécu une expérience qui l’a marqué : une chute impressionnante, une blessure qui a nécessité une longue convalescence, ou une défaite amère lors d’une compétition importante. On se dit que c’est du passé, qu’on a « tourné la page ». Mais notre corps, lui, possède une mémoire infaillible. Il s’en souvient.

Cette mémoire se manifeste par des signaux parfois très discrets. Une petite tension qui apparaît dans l’épaule avant un service au tennis, rappelant une ancienne blessure. Une appréhension en posant le pied sur un terrain humide, là où une cheville a déjà tourné. Ce sont comme des « cicatrices invisibles », des traces du passé qui, sans que tu t’en rendes compte, conditionnent tes gestes et limitent ta liberté de mouvement et ta confiance en toi.

Ton corps t’envoie constamment des messages : cette boule au ventre avant le coup d’envoi, cette crispation dans la mâchoire sur la ligne de départ, ce souffle qui se coupe avant un geste technique décisif. Ce n’est pas simplement du « stress » passager. C’est une histoire que ton corps te raconte. L’histoire de ces blocages qui, accumulés, t’empêchent d’atteindre le niveau de performance auquel tu aspires.

Reprogrammer ton pilote automatique pour libérer ta puissance.

Face à ces souvenirs enregistrés, ton corps se met instinctivement en mode « défense ». Il cherche à te protéger en compensant. Par exemple, il va sur-solliciter un muscle pour en protéger un autre qu’il croit encore fragile. Il se raidit, il anticipe la douleur, et finalement, il se limite. C’est un peu comme si un pilote automatique à l’intérieur de toi était resté bloqué sur un vieux programme de vol basé sur la prudence et la peur, t’empêchant de voler à pleine vitesse.

Pour vraiment performer, il ne suffit pas de vouloir aller plus vite ou de sauter plus haut. Il faut apprendre à accéder à ce pilote automatique pour le reprogrammer. Il faut lui apprendre qu’aujourd’hui, le danger est passé et qu’il peut désactiver le mode « défense ».

C’est précisément là que l’accompagnement en préparation mentale prend tout son sens. Il ne s’agit pas de « réparer » une pièce défectueuse, mais plutôt de t’apprendre à décoder le langage de ton corps et de ton esprit. Mon rôle est de t’accompagner pour que tu puisses écouter ces messages, comprendre l’origine de ces blocages, et surtout, te donner les outils concrets pour t’en affranchir.

L’accompagnement est un véritable travail d’équipe :

Chaque sportif a son propre parcours, sa propre histoire, ses propres blessures et ses propres tensions. C’est pourquoi il n’existe pas de solution miracle ou de protocole standard qui fonctionnerait pour tout le monde.
1. Écouter et Prendre Conscience : La première étape est d’apprendre à identifier précisément ce que ton corps exprime. Il s’agit de mettre des mots sur des sensations. Par exemple, reconnaître que cette tension dans ton dos apparaît systématiquement lorsque tu es mené au score. C’est la phase de prise de conscience.
2. Comprendre et Analyser : Une fois le signal identifié, nous cherchons ensemble sa signification. Pourquoi cette tension apparaît-elle à ce moment précis ? Est-ce lié à la peur de décevoir ? À un mauvais souvenir ? En comprenant la cause profonde du blocage, on lui enlève déjà une grande partie de son pouvoir.
3. Agir et Transformer : C’est la phase active où tu vas apprendre à reprogrammer ton pilote automatique. Grâce à des exercices concrets et personnalisés (techniques de respiration, visualisation, routines de concentration), tu vas créer de nouvelles réponses, de nouveaux réflexes positifs. Tu vas apprendre à ton corps et à ton esprit à réagir avec calme et confiance, plutôt qu’avec peur et crispation.

L’objectif final d’un accompagnement va bien au-delà de la simple suppression d’une gêne. Il s’agit de transmettre les clés pour que tu deviennes pleinement autonome dans ta pratique. Tu apprendras à te connaître en profondeur, à construire une confiance en toi solide et à maîtriser ton propre fonctionnement mental et émotionnel. La préparation mentale deviendra alors ton meilleur atout pour la performance, un outil aussi puissant et indispensable que ta préparation physique.

Ensemble, nous transformons ces blocages qui te freinent en une force nouvelle, pour que tu puisses enfin devenir le maître de ton jeu et exprimer la totalité de ton incroyable potentiel.

Ton adversaire n’est pas toujours en face de toi

Ton adversaire n’est pas toujours en face de toi

Le stress d’une compétition, la peur de la rechute, le doute au moment décisif, ou le poids d’un accident passé…
Tu connais ces freins invisibles qui volent ton énergie et minent ta concentration. Tu as beau travailler ton physique et ta technique, ton pire adversaire se trouve parfois à l’intérieur : c’est ton propre système nerveux.
Tout comme le corps garde la mémoire de ses blessures, ton système nerveux et ton subconscient enregistrent chaque choc, chaque pression, chaque émotion intense. Ces empreintes se traduisent par des crispations, une perte de lucidité sous stress, une confiance instable ou une énergie mentale dispersée. Ce sont des réactions automatiques, des programmes qui se jouent sans ta permission.
La bonne nouvelle ? Ces programmes ne sont pas figés. Ils peuvent être lus, compris et transformés. C’est exactement ce que je te propose : un accompagnement actif pour reprendre le contrôle de ton système nerveux et faire de tes émotions tes plus grands alliés de performance.

Regarder là où l’esprit se cache : Le dialogue avec ton système nerveux.

Travailler avec le subconscient n’a rien de mystique. C’est entrer en contact avec une partie bien réelle de ton fonctionnement neurologique : celle qui pilote tes automatismes, tes réflexes de protection et tes réactions émotionnelles profondes. C’est le siège de ton pilote automatique.
Un accident, une blessure, une pression trop forte… ton subconscient en garde la trace, même si tu crois avoir « tourné la page ». Ton corps et ton système nerveux continuent d’agir en fonction de ces mémoires.
Mon rôle est de lire ces messages invisibles, de comprendre la logique derrière tes blocages et de t’accompagner pour transformer cette charge en ressource.

La théorie polyvagale : comprendre ton pilote automatique.

La théorie polyvagale, développée par le neuroscientifique Stephen Porges, nous offre une carte de lecture de ce pilote automatique. Elle décrit comment ton système nerveux autonome (SNA) réagit aux situations, bien avant que ton esprit conscient n’intervienne.
Ton système nerveux fonctionne selon trois états distincts.
Le premier est l’état de sécurité et de présence, que nous appelons l’état vagal ventral. C’est quand tu es en calme, concentré, connecté à toi-même et à ton environnement. C’est l’état idéal pour ta performance, pour la prise de décision et l’apprentissage. C’est aussi l’état du « flow », ce moment magique où tout coule de source, où tu es au sommet de tes capacités sans effort apparent. C’est cet état que nous cherchons à cultiver ensemble.
Le deuxième état est la mobilisation, ou réaction sympathique. C’est quand ton corps se prépare à combattre ou à fuir : montée d’adrénaline, accélération cardiaque, vigilance exacerbée. Cet état est utile pour l’effort explosif, pour les moments où tu as besoin de puissance brute. Mais si cet état devient trop intense ou s’installe durablement, il se transforme en anxiété, en erreurs de jugement et en épuisement. C’est souvent ce qui se passe lors d’une compétition importante ou après une blessure : ton système reste « en alerte » même quand le danger a disparu.
Le troisième état est l’immobilisation, ou réaction vagale dorsale. C’est le blocage total, la sensation d’être submergé et impuissant. Tu te figes, ton esprit se brouille, tu perds tes moyens. C’est ce qui arrive quand la pression devient insupportable, quand ton système nerveux abandonne et se « déconnecte ». C’est l’état que nous voulons absolument éviter, et c’est justement ce que notre travail ensemble va te permettre de transformer.

Un travail actif, pas une thérapie passive, deviens activant.

Travailler sur le mental et les émotions n’a rien d’une thérapie où tu attends que les choses se fassent. Mon rôle est de te mettre en condition d’apprendre : apprendre à reconnaître tes schémas, à canaliser tes émotions, à transformer tes freins en leviers.
Chaque difficulté, stress, peur, doute, pression devient une occasion de progression. Au lieu de les subir, tu découvres comment t’en servir et comment les retourner en force disponible. C’est un travail de construction d’outils concrets que tu pourras réutiliser à chaque compétition, chaque défi, chaque moment clé de ta carrière.
Ensemble, nous allons identifier tes patterns automatiques, comprendre pourquoi ton système nerveux réagit de cette façon, et te donner les clés pour naviguer entre ces états.
Tu apprendras à reconnaître les premiers signes d’une montée de stress, à te ramener à l’état de calme concentré, et à maintenir cette lucidité même sous pression extrême.

Devenir le souverain de ton équilibre mental.

Je ne garde jamais mes interprétations pour moi. À chaque étape, je t’explique ce que je lis, ce que je comprends, ce que ton corps et ton mental expriment. Car la transformation n’est complète que si tu aussi, tu deviens acteur de ce processus. Plus tu conscientises tes mécanismes, plus tu gagnes en lucidité et en maîtrise.
L’objectif n’est pas seulement de t’aider aujourd’hui. C’est de te rendre capable de maintenir ton équilibre émotionnel et mental, seul, demain. C’est ce qui te permet de ne pas dépendre d’un accompagnement extérieur, mais de rester souverain de ton équilibre mental et émotionnel.
En apprenant à dialoguer avec ton système nerveux, tu ne supprimes pas tes émotions, tu les transformes en alliées. Tu développes une confiance stable et durable, indépendante des résultats. Tu forges un esprit clair, concentré, capable de se mobiliser uniquement sur l’essentiel : performer quand tout se joue.
C’est ce voyage que je te propose. Un accompagnement qui te rend progressivement autonome, qui te donne les outils pour rester maître de ton mental, et qui transforme tes plus grandes peurs en tes plus grandes forces.
L’erreur n’est pas un échec personnel, elle est l’essence même du jeu !

L’erreur n’est pas un échec personnel, elle est l’essence même du jeu !

Souvent, lors de mes séances avec les sportifs, et ce matin encore avec les filles du rugby, une idée revient sans cesse : la difficulté à ne pas se juger après une erreur. Ce réflexe d’autocritique, bien que naturel, est l’un des freins les plus puissants à la performance et à la résilience.

Pourtant, la vérité est simple et fondamentale : quand tu fais une erreur ou un mauvais choix sur le terrain, pas la peine de t’en vouloir et de te juger, car c’est le principe même du jeu.

Dans le sport de haut niveau, l’erreur n’est pas une anomalie ; elle est une composante structurelle de la compétition. L’adversaire ne gagne pas seulement par sa force, il gagne aussi par l’attente de votre faute.

Prenons l’exemple du rugby, mais ce principe s’applique à tous les sports collectifs : chaque équipe attend votre moment d’hésitation, le mauvais choix, l’en-avant, ou le plaquage manqué pour récupérer le ballon, inverser la pression et marquer. L’erreur est la porte d’entrée de l’opportunité pour l’autre équipe.

Si l’erreur est une condition nécessaire à l’existence du match, pourquoi la traiter comme une faute morale ou un signe de faiblesse ?

Le piège du jugement et du perfectionnisme :

Le véritable danger après une erreur n’est pas la perte du ballon, mais la réaction mentale qui s’ensuit. Le perfectionnisme, souvent loué, peut devenir un piège toxique. La peur de l’échec et le perfectionnisme sont des obstacles majeurs qui freinent la progression des athlètes.

Lorsque l’athlète se juge sévèrement, son cerveau active l’amygdale, générant du stress et de la frustration. Cette réaction émotionnelle ancre la peur de l’échec et met le corps « sur les freins ». Au lieu de se concentrer sur l’environnement et l’action à venir, l’athlète reste bloqué dans le passé, revivant la faute.

Le temps passé à se juger est du temps perdu pour se préparer à la prochaine action.

La stratégie du « next play » : rebondir immédiatement.

La psychologie du sport offre des outils concrets pour transformer ce moment de vulnérabilité en force. La clé réside dans la capacité à adopter la stratégie du « next play » (l’action suivante).

1- L’acceptation et la rationalisation :

La première étape est d’accepter l’échec comme une étape naturelle. Il faut rationaliser l’erreur :

  • Qu’est-ce qui a été appris ?
  • Qu’est-ce qui dépendait réellement de moi ?
  • Comment puis-je faire différemment la prochaine fois ?

Considérer les erreurs comme une occasion d’apprendre est essentiel. Il faut faire attention aux mots choisis et aux émotions ressenties, et se concentrer sur le concret.

2 – Le Rituel de Transition :

Pour éviter de rester bloqué dans la boucle du jugement, il est crucial de mettre en place un rituel de transition :

  • Le mot clé : Utiliser un mot simple et puissant « STOP », « NEXT », « FOCUS » pour couper court à la rumination, un ancrage qui va stopper immédiatement la pensée négative.
  • Le geste ancré : Effectuer un geste physique (taper dans ses mains, ajuster son maillot, respirer profondément) pour signaler au corps le changement de focus. Rester dans le présent et retour à l’action.
  • La respiration : Une respiration abdominale profonde pour réguler le système nerveux et diminuer le stress généré par l’erreur, pour rester dans le ici et maintenant.

Ce rituel permet de laisser la faute derrière soi et de se remettre immédiatement en posture mentale de performance.

L’énergie que vous dépensez à vous punir après une erreur est une énergie qui manque à votre équipe pour la prochaine phase de jeu.

Le véritable champion n’est pas celui qui ne fait jamais d’erreur, mais celui qui est capable de transformer l’erreur en tremplin. Relève la tête. La seule chose qui compte, c’est la prochaine action.